Melissmell (Verypop)

FRA
Rock

Label

PIAS

Territoire

Verypop

News

Il suffit de la voir sur scène pour comprendre qu’il n’y a aucune tricherie.

Un univers où les plumes soufflées par de grands auteurs comme Jacques Brel ou Jean Fauque se plantent sur le dos de l’animal indomptable qu’est le rock contestataire des origines.

Une voix pénétrante, organique, qui vous résonne dans les tripes et transperce dès la première écoute.

Melissmell transforme sa rage en un poème.

Melissmell, une artiste engagée qui n’hésite pas à s’affirmer politiquement, en témoigne son intervention pleine de spontanéité lors du Rassemblement des Insoumis à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon le 18 mars dernier.

L’interprétation de son titre « Aux Armes », chanté devant plus de 130 000 personnes sur la Place de la République, n’a laissé personne indifférent et permet donner un aperçu de la sincérité d’une artiste mêlant rage et insoumission, mais toujours au service du rock. Une vidéo de son intervention a trouvé écho sur les réseaux sociaux et comptabilise plus de 850 000 visionnages en 8 jours, contribuant à élever ce titre au rang d’hymne de toute une génération d’insoumis.

Concert(s)

12/08/2017 Melissmell (Verypop) Festival Musicalarue - Luxey (40) Réserver
08/09/2017 Melissmell (Verypop) Festival L'Ilophone - Ouessan (29)

COMPLET

29/09/2017 Melissmell (Verypop) Centre Culturel - CORNEBARRIEU (31) Réserver
15/12/2017 Melissmell (Verypop) Le Train Théatre - Portes les Valence (26) Réserver

Biographie

Il y a des artistes qui se contentent de chanter qu’ils sont révoltés ; d’autres qui incarnent la révolution de toute leur âme : Melissmell, serait plutôt de la deuxième catégorie. En 2011, elle appelait déjà Aux armes dans son album Écoute s’il pleut (Discograph), séduisant 35 000 personnes et enchaînant une tournée marathon de près de 300 dates avec, en apothéose, un Trianon joué à guichets fermés. Avec une poésie ciselée, elle reconstruit un univers proche des contes surnaturels de Maupassant, où les plumes soufflées par de grands auteurs comme Jacques Brel ou Jean Fauque se plantent sur le dos de l’animal indomptable qu’est le rock contestataire des origines. Une contestation qu’elle incarne dans sa forme la plus authentique.

En 2011, son premier album sortait en plein printemps arabe, lui donnant une résonance bien particulière. Aujourd’hui, à l’heure où les rockeurs de plateau télé parlent de leurs déboires, elle tente de porter la voix des autres. Ses nouvelles chansons incarnent encore une fois toute la rage d’une époque face aux sujets qui font mal : le capitalisme imprenable (Citadelles), la domination de la femme (Khmar), le terrorisme (Le pendu, écrit juste après Charlie Hebdo) ou la destruction de la planète (Les rivières). C’est avec la complicité de Matu (Indochine, Mano Solo) qu’elle affûte ses chansons avant d’entrer au mythique studio Real World de Peter Gabriel basé en Angleterre avec Bruno Green (Detroit) aux manettes. Là-bas, au pays de Joy Division et de Gang of Four, Green puise dans la rage et la force d’interprétation de Melissmell une énergie qu’il transforme en brûlot à la fantastique puissance de feu. Allié aux guitares de Daniel Jamet (Mano Negra), il réalise ce qui restera peut être comme l’un des grands disques de rock français de notre époque. Un disque encore plus radical et direct que les précédents.

Melissmell s’est aussi heurtée à la vie avant d’oser en parler : écrire, c’est une manière de « redresser la tête ». Et il suffit de la voir sur scène pour comprendre qu’il n’y a aucune tricherie. « En concert, je suis un vrai fauve » : un fauve à la voix pénétrante, organique, qui vous résonne dans les tripes. Il faut dire que c’est la nature qui lui a appris à chanter : Melissmell a grandi en Ardèche, entre les berges du Rhône, des barrages électriques et une centrale nucléaire. Pour échapper à une maison où la violence fait loi et à des camarades d’école qui la prennent comme souffre-douleur, elle se réfugie auprès de cette rivière blessée et se met à chanter en imitant le bruit des péniches. Déjà, elle transforme sa rage en un poème. Et c’est cette rage qui la poussera sur scène. De Lille, elle plaque tout et descend à Paris pour partir à l’assaut de la capitale. Armée de sa guitare, elle se frotte à l’audience la plus exigeante qui soit : celle du métro et des squats. Elle se dit que si le public ne suit pas, elle arrêtera. Mais justement : son intégrité et ses cris de liberté emportent avec elle tous ceux qu’elle croise sur le bitume. Au fil des routes, elle devient le porte-voix de toute une population désarmée qui, à l’heure du capitalisme débridé et des catastrophes écologiques, se retrouve avec plus de questions que de réponses.

Certains ne s’y trompent pas : en 2014, Jérôme Kerviel la contacte pour venir le soutenir au moment de son arrestation. Tout un symbole. Mais elle ne prétend pas pour autant avoir toutes les réponses. Inspirée par les poètes symbolistes du XIXe (Verlaine, Rimbaud) et les révolutionnaires du début du XXe (Maïakovski, Jozsef Attila), Melissmell aime l’énigme. Car c’est grâce au mystère qu’on apprend à développer son propre jugement pour ne pas se jeter, telle une brebis, Droit dans la gueule du loup, comme le dit son deuxième album, sorti en 2013. Et trouver sa voix, c’est bien ce que Melissmell revendique avec L’Ankou.

Cet album, on le sent comme une étape, un changement de cycle dans son parcours, mais aussi dans l’époque. L’ombre de l’Ankou, incarnation mythologique de la mort qui collecte les âmes dans sa charrette grinçante, plane. Mais il faut savoir mourir un peu pour pouvoir renaître, et c’est bien à ce dilemme qu’est confronté notre système. Dans Le chant des éclairés, elle lance un appel aux visionnaires qui naissent à chaque siècle pour porter des révolutions et nous sauver de l’obscurantisme. Il parait, dit-elle, qu’ils vont bientôt arriver. Peut-être sont-ils même déjà là.

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