The Undertones

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PUNK ROCK

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Salvo Records

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Dernier album : True Confessions, sorti le 4 avril 2011

Biographie

Dans toute sa vie de DJ-vedette de la BBC, John Peel, récemment décédé, avait écouté des dizaines de milliers de chansons.

Aucune ne le marqua plus que « Teenage kicks » des Undertones, premier single du groupe nord-irlandais, sorti en septembre 1978. Deux minutes trente de musique à peine, qu’il chérira au point d’en faire sa chanson préférée de tous les temps. Il faut donc l’écouter, ce si fameux single, un des plus célèbres de l’histoire du Rock britannique. Qu’y entend-on ? Une mélodie simple et répétitive, des guitares brutes, une voix et des paroles adolescentes. Tout le style Undertones, déjà là, comme si le groupe avait tout mis dans sa première composition. Ce single si décisif, les Undertones avaient mis pas moins de 4 ans à l’engendrer.

Si le groupe fait partie de la queue de comète du Punk britannique, il ne s’est pas formé, comme tant de ses pairs, à l’écoute éblouie d' »Anarchy in the UK » ou autre single du millésime 76.

Il faut en réalité remonter deux ans plus tôt, date de leur formation, mais c’est en 1978 que le label nord-irlandais, Good Vibrations, publie « Teenage Kicks ». Les Undertones bénéficient donc du soutien intense de John Peel, qui passe plusieurs fois le disque sur les ondes de la BBC avant de lâcher un compliment monumental : « Le meilleur disque jamais sorti ».
Le single est un succès, leur carrière lancée. « Teenage kicks » est leur « White riot » à eux…

La comparaison avec les Clash n’est pas fortuite.

Les deux groupes ne se contenteront pas de faire tournée commune aux Etats-Unis, à la demande de Joe Strummer, les Undertones faisant office de support band. Ils connaîtront également une trajectoire curieusement similaire.
Après avoir livré un premier album brut et fulgurant (The Undertones), les Nord-Irlandais publieront un 2e opus un poil plus poli et maîtrisé (Hypnotised).

Le meilleur étant alors à venir : deux ans durant, leurs influences s’élargiront, leur inspiration se fera plus riche, donnant naissance à deux classiques somptueux (Positive touch puis The Sin of Pride).
Les membres du groupe livreront alors la définition la plus noble de l’épithète Punk : pas seulement un Rock binaire mal dégrossi, mais avant tout une ouverture d’esprit, un goût pour les mélanges éclectiques.

Fini le Punk adolescent sauce Ramones, place à des mélodies et des arrangements incroyablement riches, entre Soul Stax-Motown et Pop symphonique sixties.

Excellent groupe de Punk au moment du reflux du Punk, merveilleux groupe de Pop-Soul quinze ans trop tard, les Undertones avaient de toute façon toujours été en retard sur les modes. Mais avaient persévéré cinq ans, temps suffisant pour graver 4 classiques.
Damian O’Neill dira : « Heureusement que nous ne nous sommes pas séparés après Teenage kicks, car nous n’aurions pas sorti Wednesday week et Love parade« .

Heureusement pour les mélomanes, oui. Et merci John Peel.

Source : Music Story

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