Dallas Frasca

// Divan du Monde - 5 février 2013

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Hier soir, au Divan du Monde, le public a eu l’occasion de découvrir une artiste australienne en passe de devenir une star, c’est certain ! C’est une sacrée nana qui nous a balancé un Blues Rock puissant et énergique. Dallas Frasca, à découvrir de toute urgence !

Charisme, présence sur scène, énergie, un grain de folie, douceur puis tempête, force et finesse, voici quelques sentiments qui ont traversé le public qui a eu la chance hier soir de se trouver au Divan du Monde.

Si certains étaient plutôt là pour la légende vivante Wilko Johnson, d’autres pour soutenir Manu Lanvin, personne n’a pu rester insensible à la prestation scénique de Dallas Frasca et ses deux acolytes. D’autant plus qu’un invité remarquable est monté sur scène pour les présenter et nous dire tout le bien qu’il en pense : Norbert « Nono » Krief (guitariste de Trust qu’on ne présente plus quant à lui).

Après un passage timide (mais remarqué) en France en 2009 (au Festival Cognac Blues Passions), l’australienne est surtout reconnue (pour le moment !) en dehors de nos frontières. Adulée par Slash himself, plusieurs fois récompensée (Prix de la Meilleure Chanson Blues et Artiste de l’Année 2010 au Musicoz Awards), récompensée également par le grand concours ICS (dont on trouve au sein du jury des monuments comme Ozzy Osbourne et Jeff Beck… excusez du peu), et la liste est encore longue.

Difficile de classer son style musical, et après tout pourquoi essayer de le faire. La musique que joue Dallas Frasca puise dans les sources mêmes du Blues, à grands coups de slide guitare, dans le gospel avec la puissance vocale, dans le Rock également avec un son lourd qui vous prend aux tripes.

Avec une composition de groupe atypique (puisqu’il n’y a pas de bassiste), cette particularité confère un peu plus encore au groupe un son si unique.

Fort d’un dernier album excellent, Sound Painter, sorti le 28 janvier 2013, Dallas Frasca y a mis toute son énergie et son originalité au service de chansons toutes aussi bonnes les unes que les autres. Un signe d’une qualité dans la composition indéniable !

Jeff Curran, sorte de mini Billy Gibbons, est doté d’un talent de guitariste énorme, et est également incroyable sur scène. Il occupe littéralement tout l’espace, c’est un vrai plaisir de le voir bondir, donner tout ce qu’il a à chacune de ses envolées. Jeu technique, mais surtout puissant, il parvient à remplir l’espace sonore, faisant passer l’absence de bassiste dans le groupe pour un détail. Avec une Gibson Flying V (à vibrato Bigsby s’il vous plait !) presque plus grande que lui, il a lui aussi fait sensation hier soir. Vous pouvez me croire !

A la batterie, fidèle à Dallas, Pete McDonald, est lui aussi lourdement armé, et son jeu est également un ingrédient de cette bonne recette sonore !

La part belle aura été faite hier soir au dernier album, avec des interprétations superbes des titres « Better Without You », « Hey Mamma », « One Man Woman », « Birds of Wisdom », « I Only See You », « Coming Home », « Anything Left To Wonder » et bien évidemment pour finir, ce qui est déjà un hit, « All My Love ».

Quel plaisir de pouvoir découvrir et apprécier des artistes comme ça, qui plus est sur une scène aussi intimiste et qui apporte une vraie proximité entre l’artiste et son public.

Source : Music Waves

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