Johnny Winter & Warren Haynes

// Olympia - 08 juillet 2011

Infos concert

Ceux qui le peuvent doivent voir JOHNNY WINTER, qui reprendra sa tournée française le 7 novembre à L’Espace Vauban, à Brest (voir ses autres dates).

Le 8 juillet à l’Olympia, le guitariste était bien là !!! Nonobstant les commentaires de certains, Johnny Winter est toujours un événement… Sa sonorité, son phrasé de guitare et sa voix restent inimitables encore aujourd’hui… Et surtout, Johnny, même dans ses plus mauvais jours reste Johnny Winter, le bluesman nous a fait un clin d’oeil signifiant : « Time flies… But I’m still here with my axe…! « .

Un grand concert ce 8 juillet, l’ovation du public à son entrée sur scène fut magique, et le shuffle groove qui suivit définirent ce qu’allait être cette soirée…Rumblin’ & Tumblin’…! Le souffle du sud de l’Alabama au Texas nous emporta, en passant par quelques clins d’oeil à Bob Dylan,C.Berry ou aux Rolling Stones pour rappeler aussi quelques souvenirs… La reprise de « Highway 61 » fut énorme, magnifique, toujours avec cette efficacité dans les ‘licks’ de guitare du maître texan. (j’ai rattrappé ma voisine qui tournait de l’oeil à cause de l’émotion ..!)

Lorsque Johnny Winter se mit debout pour attaquer un premier rappel ce fut « Love is all over now » : on était loin de la sonorité des Stones mais le groove insufflé à ce thème par Johnny Winter et ses sidemen (énormes) déclencha encore beaucoup d’émotion dans le public et une ovation quasi interminable !! On le rappelait encore mais le corps a ses limites et ce qu’il avait donné à sa guitare, celle-ci le lui avait bien rendu !

En deuxième Concert ce soir-là WARREN HAYNES, superbe guitariste également qui présentait sa nouvelle formation . S’il est encore assez peu connu du grand public et si on le découvre ces temps-ci en artiste solo, Warren Haynes a un CV long comme le bras : il est entres autres guitariste au sein des Allman Brothers et fondateur de Gov’t Mule. A l’instar de son ex-bandmate, Gregg Allman, Warren Haynes infuse une bonne dose de groove héritée des musiques noire dans son blues symbolisée par la reprise du « It’s a man’s world » de James Brown. Le son est propre et excellent, la rythmique est redoutable, au groove puissant. Les soli de Haynes sont déliés et il est loin de tirer la couverture à lui : régulièrement sa guitare converse avec le saxophone ou les claviers. Il est aussi remarquable à la pédale wha-wha. Le timbre de Warren Haynes est également particulier, un peu éraillé, grave et profond, cela convient bien au blues.

Sources : Noctamblues, My Head is a Jukebox

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