Manowar

// Le Trabendo - 16 octobre 2012

Infos concert

Si leur dernier passage sur le sol hexagonal remonte officiellement au Festival Hellfest de 2009, la dernière performance marquante et « intimiste » du groupe Manowar en France date d’il y a près de dix ans. Dix longues années que les fans attendaient le retour de leurs héros. Rien d’étonnant donc à trouver un Trabendo comble et gonflé à bloc en ce jour du 16 octobre 2012. 20h05, la voix d’Orson Welles retentit : « Ladies and Gentlemen, from the United States of America, all hail Manowar ! ». Tel un cérémonial pour accueillir ces grands prêtres du power « viking » metal, presque toute la salle est déjà en position, poing droit tendu, main gauche encerclant le poignet. Sans décorum ni première partie le groupe envoie la sauce dès les premières minutes avec le titre éponyme de 1982. Un concert de deux heures est en marche, mêlant nouveautés issues du dernier opus en date, The Lord Of Steel, et classiques pur-sang comme « Kings Of Metal » et « Warriors of the World (United) ». Fidèles à leur habitude, les Manowar jouent très fort (n’est pas « groupe le plus bruyant » qui veut), ce qui n’empêche pas Eric Adams d’assurer au chant en insufflant toute leur puissance épique aux morceaux. Ce dernier se plait également à haranguer régulièrement la foule au rythme de la basse surpuissante du membre fondateur et adulé Joey DeMaio: « Are you ready to fight? », « YEAH ! » s’empressent-ils de lui répondre. Les fans sont tellement déchaînés que le spectacle est presque autant dans la fosse que sur la scène. Les titres s’enchaînent et l’atmosphère du Trabendo hume à présent la sueur et le cuir. L’ambiance fraternelle est jouissive. Tous les éléments sont réunis pour faire de ce show un moment hors du commun. Même DeMaio y met du sien en s’adressant directement, et en français, à son public : l’occasion pour lui et les autres de remercier tous leurs fans pour leur présence et leur soutien de toujours. 22h15, plongée dans le noir, la scène se vide. Pourtant, la salle vibre encore au son de  « The Crown and the Ring », hymne à la gloire du Dieu Odin que chacun écoute religieusement jusqu’à la fin. Épilogue et ultime onction au public, cette « magical night » laissera sans aucun doute son empreinte sans les mémoires comme elle le fit sur les t-shirt… Setlist : Manowar Kill With Power Call to Arms Hail, Kill and Die Solo de guitare Mountains Expendable El Gringo Touch the Sky Outlaw Solo de basse Entracte The Sons of Odin Hand of Doom Solo de batterie Fighting the World Kings of Metal Hail and Kill Manowarriors The Lord of Steel Rappel : Warriors of the World (United) Black Wind, Fire and Steel The Crown and the Ring (Lament of the Kings) (sur bande) SOURCES : La Grosse Radio, Bring Me The Sound, RockYourLife!

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