Spin Doctors

// Bus Palladium - 18 janv. 2012

Infos concert

Les Spin Doctors sont là pour célébrer le 20e anniversaire de la sortie de leur disque phare, Pocket Full Of Kryptonite qui, bien que distribué en1991, mit quelques temps à mûrir, puisque le succès commercial n’arriva qu’un an après (mais quel succès ! numéro 3 au Billboard, et 10 millions d’albums vendus à travers le monde !). Ce soir, le groupe le joue dans l’ordre et donc c’est le guitariste Eric Schenkman qui ouvre les hostilités avec le riff de « Jimmy Olsen’s blues ». Le chanteur Chris Barron ne tarde pas et, vingt ans après, miracle, si ses cheveux sont plus courts, sa voix est toujours la même. Une très bonne entrée en matière, notamment grâce à un son fort, mais pas trop, très funky. « Bonjour, voulez-vous chanter avec les Spin Doctors ? », demande Barron en français, une langue dans laquelle il s’exprimera plusieurs fois.

Fort logiquement, « What time is it ? » suit. Le batteur, Aaron Comess, tient le rythme sans problème, tandis que le bassiste, Mark White, se montre presque écœurant de talent : il ne regarde pratiquement jamais son manche, mais passe plus de temps à se trémousser et faire l’andouille avec les autres musiciens. Mais on s’aperçoit également rapidement que Schenkman est loin d’être manchot. Ressemblant de loin à Joe Perry, d’Aerosmith, il décoche de vigoureux riffs, notamment sur la très attendue « Little miss can’t be wrong ». Le groupe est très carré.

Les Doctors calment le jeu avec « 40 or 50 », « Refrigerator car » et « More than she knows », mais ce n’est que pour mieux repartir. « Cette chanson est notre grand hit », avertit Barron. Et comment ! Place à « Two princes », un véritable hymne, toujours aussi fort deux décennies plus tard. Le public ne se fait pas prier pour crier « Go ahead now » au refrain. Schenkman brille de nouveau sur le solo de « Off my line ». Sur « Wow could you want him », Barron continue de se déhancher avec souplesse autour de son micro (« je ne m’entraîne pas, c’est naturel », m’a-t-il confié après le show).

Fin de l’interprétation intégrale de Pocket Full Of Kryptonite à 22 h 05.

Le groupe ne s’absente que quelques minutes. « Je vous dis merci, vous êtes très belles (sic), très gentils et très sympathiques », nous remercie Barron, avant de balancer un « Big fat funky booty » de derrière les fagots, où les musiciens se déchaînent, notamment Comess, plus en forme que lors de son solo précédent. « Tu aimes le blues ? », demande le chanteur. On a donc droit à un drôle de blues, le plutôt funky « Yo mama’s a pajama », longue version, qui se conclut par Barron nous serinant « Sur le pont d’Avignon, on y danse, on y danse… » Il est 22 h 35, le groupe a assuré comme jamais. Barron nous confirme d’ailleurs plus tard qu’il se sent bien meilleur qu’il y a vingt ans.

Témoignage spectateur : « Pour moi fan de la 1ère heure, les voir enfin et de si près, c’était génial ! En plus, ils sont très abordables et on a pu discuter un peu. MÉMORABLE !!!! Tous les gens qui aiment le rock et qui n’étaient pas là ont vraiment manqué quelque chose !!! »

Source : It’s Only Rock’n’Roll / Le Parisien

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© Fred Gree

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